Le château de Joux est un témoin de l’histoire de la fortification avec des ouvrages de toutes époques. Il est situé à une altitude d’environ 1000 m. en milieu très rude pour les maçonneries l’hiver.
Un diagnostic préalable à la restauration avait permis de débuter les travaux par une campagne conservatoire portant sur l’étanchéité et les maçonneries.
Les difficultés propres du projet ont tenu aux contraintes d’accessibilité sur ce site escarpé, d’organisation et de sécurité du chantier, de choix de procédé d’installation des échafaudages, de démontage des murs instables, de consolidation et de remontage des parements et blocages, pose d’étanchéité, tirants d’ancrages et injections de coulis assurent la pérennité de l’ouvrage.
L’urgence de cette opération conservatoire s’est confirmée par un effondrement partiel du rempart, signalé comme une priorité dans l’étude.
Mise hors d’eau
Le site, en grande partie ouvert à la visite, comprend des espaces destinés à l’ouverture d’un musée des chapeaux et des armes. La restauration extérieure des élévations a été réalisée en même temps que la mise hors d’eau.
La pérennisation des ouvrages militaires et les projets de reconversion ont nécessité la réfection des réseaux extérieurs et la réalisation d’une étanchéité sur les voûtes enterrées avant remise en place de terre selon un procédé limitant l’érosion. Cette mise en oeuvre est très délicate et réservée à des entreprises particulièrement soigneuses.